pour le plaisir, massages sensuels pour femme

massage (modelage) de détente, sensuel ou érotique pour femme, seule ou en couple

16 juin 2009

La place du tiers

La place du tiers.

C’est l’intervention ou la menace du tiers qui relance la mécanique de la passion amoureuse (S.CHAUMIER)

Corps et ame
Corps et âme © François Benveniste


Une part importante des messages de contact que je reçois vient de couples. Et cet état de fait m’a amené à prendre en considération les situations toutes particulières propres aux types de rencontres qui en découlent.
Que ce soit pour rassurer la dame, pour vivre un moment de partage, ou pour répondre à un fantasme candauliste (1), ces rencontres sont le plus souvent très riches, mais demandent aussi une attention particulière, pour celle qui vient s’abandonner entre mes mains, tout autant que pour le compagnon qui assistera ou non à la séance.
Cette attention se manifestera tout d’abord dans les échanges préalables, destinés à cibler la demande du couple et les attentes des deux, qui ne sont pas forcément similaires. Ensuite, lors de la rencontre, je m’efforce de faire en sorte que le conjoint soit au mieux intégré à ces moments intenses que peut vivre sa partenaire. Qu’il s’agisse d’un mari spectateur qui sera confortablement installé pour savourer ce plaisir par délégation, ou bien le mari complice, désireux de partager de manière plus fusionnelle ces instants et qui sera invité à se rapprocher de sa compagne. Chaque situation est différente mais demande toujours de garder à l’esprit le rôle du tiers qui nous est attribué en tant que masseur dans ces moments là.

Dans son excellent ouvrage « L’amour fissionnel », Serges Chaumier (2), pour qui le tiers est l’une des composantes incontournable de tous les couples, aborde sous différents aspect le rôle que peut revêtir cet élément externe à la relation de couple. Son analyse, bien qu’étant plus orienté sur les aspects amoureux relatifs à ce personnage externe, n’en reste pas moins applicable et pertinente dans le cas d’une rencontre autours du massage, tel que je peux le pratiquer selon le contexte.

Intégrer un tiers dans son couple est rarement chose facile dans une société qui s’évertue depuis plus de deux cent ans à en nier ou condamner l’existence. La relation au tiers ne doit pas prendre une tournure de compétition, car il n’y en a pas. Ma place en tant que masseur, et ce même s’il doit s’agir d’une formule érotique n’est jamais de remplacer le conjoint, mais d’apporter un élément nouveau, extérieur qui viendra enrichir la relation existante.
L’Ego du conjoint peut s’en trouver malmené lorsque celui-ci n’a pas complètement intégré que ce que j’apporte est complémentaire à sa relation. Pourtant, beaucoup d’hommes m’ont confié, avec leur mots et de manière souvent touchante combien ils avaient pu, grâce à l’intervention d’un tiers, redécouvrir leur compagne ou au contraire découvrir des aspects d’elle qu’ils ne soupçonnaient même pas. Ma position en tant que tiers, dans ce genre de rencontre consiste à respecter les attentes des deux, à composer avec les limites de chacun. Lorsque ceci est correctement effectué, la rencontre peut alors devenir merveilleusement enrichissante pour les deux.

Lorsque je reçois des femmes seules, il arrive que ce soit des femmes qui vivent en couple, et qui désirent, pour des raisons personnelles que leurs visites restent secrètes. Elles invoquent alors généralement l’argument, tout à fait pertinent d’ailleurs, selon lequel leur mari ne pourrait pas comprendre, qu’il n’est pas prêt à reconnaitre cette nécessité. Nous sommes alors dans le cas du tiers caché, seule issue possible dans le cas d’un couple vivant sur un modèle fusionnel. Et dans ces cas-là bien sur la plus grande discrétion s’impose afin de ne pas déstabiliser un équilibre par trop fragile.

Il arrive aussi qu’elles viennent seules, leur conjoint étant au courant de leur démarche, et cela correspond alors à une notion de tiers connu, accepté (tout au moins dans la démarche et dans son existence). Dans ce cas là, généralement, même si je n’ai pas forcément de contact direct avec le conjoint, je m’attache à ce que la situation reste claire pour les deux.

Lorsqu’il s’agit d’une démarche de couple, et que les deux sont présents, le rôle de tiers reconnu et intégré nécessite de respecter quelques règles élémentaires en fonctions des circonstances. Selon qu’il s’agisse d’une première expérience dans ces conditions, où il faudra alors prendre en compte les réactions potentielles du conjoint ou alors de couples vivant sur l’un des nombreux modèles qu’offre une relation fissionnelle où l’ambiance sera, tout au moins en apparence, plus naturelle, chaque rencontre aura ses spécificités.

Intégrer un tiers dans son couple n’est cependant pas totalement dépourvu de risques pour un couple mal préparé. Ceci revient à jouer avec le feu comme l’ont fait remarquer certains. Mais cela ne fait alors que révéler une situation larvée qui ne demandait qu’un déclic pour se matérialiser. Il est donc indispensable de toujours maintenir un climat de confiance entre les trois protagonistes, de façon à ce que la situation soit clairement définit et limiter ainsi les interprétations erronées qui pourraient déstabiliser une relation plus fragile.

La relation qui me lie aux couples, en tant que tiers, se limite généralement à un rapport cordial et amical, simple, mais sans recherche de continuité. Le rapport avec la femme, de part l’aspect massage, intègre bien évidemment la dimension physique, et éventuellement émotionnelle, mais cela s’arrête là. Il arrive cependant quelquefois, lorsque l’alchimie est particulièrement réussie, que cela débouche sur de réelles amitiés et sur une relation qui permet trouver sereinement d’autres partages.

(1) A propos de Candaulisme et massage, voir les nombreux billets de masseur sensuel qui abordent ce sujet, dont celui-ci par exemple.

(2) L’amour Fissionnel – Serge Chaumier (2004 – FAYARD)


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11 juin 2009

Initiation

Initiation

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Partagez votre savoir. C’est une manière d’atteindre l’immortalité (Art de vivre du Dalaï Lama)

Nous les avons reçus, ma muse et moi, par une belle après midi de Mai. Il s’agit d’un couple charmant, que nous avions déjà rencontré par deux fois, et avec qui nous avons sympathisé. Libertins occasionnels, ils venaient cette fois ci avec deux objectifs. Le premier consistait à faire découvrir mon art à la dame. Cela faisait déjà un petit moment qu’elle me le réclamait et elle en avait vraiment envie. Leur second objectif était de pouvoir aborder un début d’initiation au massage sensuel pour couple.

J’ai donc commencé, comme prévu par faire un massage à Isa. La belle était un peu gênée de se retrouver nue devant trois personnes, mais j’avais devancé ses appréhensions en la couvrant dès le départ d’un voile pudique, léger compte tenu de la température déjà presque estivale, mais présent ce qui la rassurait. Conformément à son attente, je lui fis un massage de détente, très sage et sans aucune ambigüité.

Ce massage terminé, nous avons débouché la bouteille de délicieux muscat sec qu’ils avaient apporté et nous avons discuté autour d’un verre en allumant un feu, car la température baissait déjà avec la fin de l’après midi.

Puis, nous sommes passés à la deuxième partie du programme. C’était Isa qui voulait essayer, et comme ma muse avait aussi demandé à participer à cette petite introduction, c’est Pierre, son mari qui nous servit de modèle.
Il se déshabille et se couche sur le ventre. Les deux filles se positionnent à ses pieds, chacune devant une de ses jambes. L’ambiance était très détendue et quand je leur demandais quel type de massage elles voulaient aborder, elles me répondirent en cœur, avec un large sourire : « Un massage coquin bien sur ! ». Le ton était donné.
Pour moi, un massage, même s’il doit être coquin, n’en reste pas moins un massage, d’autant que Pierre qui exerce une activité physique attendait bien que l’utile se joigne à l’agréable.
Nous avons donc commencé par aborder les pieds, comme je le fais généralement, et les premiers essais passés, les demoiselles trouvèrent assez vite les gestes adaptés. Je les sentais curieuses, ouvertes et motivées. Après les pieds, elles abordèrent les jambes, en commençant bien sur par les mollets. Les mollets sont des muscles intéressants, car ils sont à la fois robustes, permettant des pressions affirmées, mais aussi très sensibles, ce qui fait qu’un faux mouvement peut rapidement devenir désagréable. Ainsi, elles pouvaient essayer différentes postures, et comparer leurs effets, à la fois sur le modèle, qui les guidait de son coté tout en ne se privant pas de les avertir lorsque le geste devenait désagréable. Et aussi sur elles mêmes. En effet, je travaille sur un matelas, au sol, et les positions qui en découlent demandent elles aussi un minimum d’apprentissage.
Après les mollets, viennent les cuisses, les fesses. Les filles prennent confiance en elles, et le toucher, d’abord hésitant s’affirme et se laisse déjà aller à quelques subtilités inspirées par la zone bien plus sensitivement réceptive.  Elles apprennent alors à maitriser leurs élans, à doser les effets, alternant les gestes qui apaisent, calment et ceux qui, au contraire sont plus sensuels. Passant de l’extérieur des cuisses, des hanches aux fesses et aux parties internes des jambes, elles prenaient un plaisir grandissant à expérimenter les alternances des effets produits. Toutes deux, de nature si pudique se laissaient progressivement aller, et ce, avec gourmandise, à des caresses de plus en plus suaves et intimes. Les mains, les doigts exploraient chaque repli de peau, s’insinuant tendrement dans le sillon inter-fessier, chatouillant le périnée, la zone péri anale, le scrotum. La détente de Pierre, se muait lentement en ravissement et, il fut alors temps de remonter vers le dos. Le dos représente une surface importante, qui chez un homme et plus particulièrement un travailleur physique comme lui présente une large musculature qui accumule bien des tensions. L’on dit souvent que chez la femme, l’essentiel du stress et des douleurs qui en découlent, se localise dans le ventre (et la plupart des femmes qui me lisent verront très bien de quoi je veux parler), et que chez l’homme,  ces tensions se localisent au niveau de dos, plus particulièrement dans les muscles dorsaux. Les filles apprirent donc à commencer par des caresses de reconnaissance, larges, apaisantes et légères. Elles découvrirent comment repérer, du bout des doigts les muscles noués, qui sont révélateur des tensions, pour ensuite, très progressivement intensifier les pressions. L’objectif de cette journée, n’étaient pas d’en faire des masseuses thérapeutique professionnelles, mais mêler le plaisir à une détente réelle en profondeur est une approche bien souvent délectable.
Je leur suggérais alors de se mettre toutes deux, torse nu, et de poursuivre ainsi leur apprentissage en intégrant progressivement de nouvelle partie de leur corps à leurs gestes. Les avant bras, les bras, le torse, la poitrine. Elles se lancèrent alors dans un ballet, où utilisant tout leur corps, toute leur grâce, elles purent parcourir, alternativement de manière synchrone ou complémentaire, l’ensemble du corps de Pierre, des chevilles jusqu’aux épaules. Les gestes profonds alternaient avec des caresses légères d’harmonisation. Les pressions ciblées des pouces étant complétés par des enveloppements très sensuels d’un corps chaud, doux, huilé. La caresses des seins qui remonte le long des jambes, passe sur les fesses pour parcourir le dos est une sensation hautement stimulante et délectable que Pierre savourait avec un plaisir évident.
Mais les filles ne comptaient pas en rester là, de plus le temps passe très vite dans ces moments où le corps s’abandonne. Le temps était donc venu de passer à la partie avant et Pierre fut invité à se retourner pour se mettre sur le dos.
Il devint évident, si quelqu’un en avait auparavant douté, que l’aspect sensuel de la prestation des filles n’avait pas été sans effet sur l’excitation de Pierre, il était donc nécessaire de faire un peu retomber la pression et de ne pas laisser ces gourmandes se jeter trop rapidement sur l’objet de leur convoitise…
Elles reprirent donc le travail des pieds et de la partie inférieure des jambes, découvrant tactilement la différence de sensibilité entre le mollet et le tibia, qui dépourvu de muscles, est beaucoup plus sensible et délicat. Mais l’impatience grandissait chez les demoiselles et elles voulurent bien vite aborder les cuisses. Elles s’installèrent alors de part et d’autre de Pierre, en tailleur, et chacune prit une jambe de Pierre posée sur ses cuisses. Elles avaient ainsi accès à une très large zone des muscles des cuisses de Pierre et de ses mollets. Elles purent expérimenter diverses approches et bien sur remonter progressivement vers les aines. L’effet ne se fit pas attendre chez le pauvre modèle aux prise avec ce délicieux supplice. Elles abordèrent enfin l’entre jambe, les bourses et le sexe gorgé de plaisir. Elles modifièrent leur positionnement, se mettant perpendiculairement à lui pour avoir une plus grande accessibilité de tout le corps et être plus à l’aise dans leurs mouvements. A ce stade, vu leur état d’excitation à tous les trois, et comme il s’agissait d’une toute première initiation, je décidais de ne pas poursuivre plus avant le coté didactique de l’expérience et les laissais improviser dans une superbe chorégraphie récréative, leur prodiguant juste de temps en temps quelque conseil sur une astuce particulière, un caresse spécifique ou une manipulation astucieusement intégrée à cet instant d’une sensualité électrique.
La suite serait délectable, malheureusement je ne peux vous la dire et c’est regrettable  car ça nous aurait fait fantasmer un peu. Mais l’intensité du moment demande à laisser l’imagination du lecteur poursuivre la suite du récit de ses deux heures de découverte.

Puis, Il leva les yeux, vu l’heure sur l’horloge et fit remarquer qu’il était déjà minuit. Eux qui étaient arrivés vers 17h pour pouvoir partir tôt, n’avaient pas vu le temps passer. Ils me confirmèrent quelques jours plus tard que cette expérience leur avait laissé un gout de : « Quand c’est qu’on recommence ? »

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Je prends plaisir à ces initiations qui sont autant de moments de partages, riches d’enseignements en toute simplicité et convivialité. Aussi, ayant de manière épisodique reçu plusieurs demandes en ce sens, j’ai décidé de formaliser un peu plus cet aspect de ma pratique en vous recevant un ou deux jours pour une découverte du massage en couple. Que vous soyez seule où accompagnée, si l’envie de faire cette démarche vous tente, j’organise à la demande ce genre de rencontre, adaptée à vos envies et à votre niveau, sans aucune obligation de votre part, en respectant toujours vos limites.
Ma capacité d’accueil ne me permet de recevoir qu’un maximum de deux ou trois couples en même temps pour l’instant, mais dans un esprit convivial, je peux vous recevoir, si la richesse qu’offre un minimum de pluralité vous convient, à plusieurs couples simultanément.

Je ne prends pas de demande d’hommes seuls pour ce type de démarche. Car il a trop de cas difficiles à gérer dans ces cas là et de plus j’ai déjà un réseau de modèles de confiance sur qui je peux compter en cas de besoin.

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Posté par Ichi à 22:20 - Petits et grand plaisirs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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01 juin 2009

Confiance.... En qui?

Confiance en l’autre,



confiance en soi.

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- Reproduit avec l'aimable autorisation de Gabrelle -


J’ai reçu, il y a de ça quelques mois, une jeune femme de 20 ans, que nous nommerons Sylvie pour ce billet et qui m’a contacté avec milles questions. A la lire, elle voulait tout découvrir, tout explorer dans une sorte de boulimie qui dépassait la classique énergie qui anime l’être dans ses jeunes années. Elle finit par poser les fondements sous jacents de sa véritable recherche qui étaient tout d’abord d’accepter un corps qu’elle n’aimait plus et ensuite d’essayer de mieux gérer les souvenirs liés à une expérience traumatisante vécue deux ans auparavant. Les deux démarches étaient clairement liées, la seconde étant très certainement largement responsable de la première. Dans le cas qui est le sien, compte tenu de son âge, de la violence de l’agression qu’elle a vécue et de la phase de déni dans laquelle elle se trouve encore, il me paraissais indispensable de mettre un accent particulier sur la notion de confiance.

Lorsque l’on parle de confiance,  en matière de sexualité, la plupart des femmes pensent immédiatement à la confiance « en l’autre ». Cette réaction est encore plus marquée lorsqu’il s’agit de femmes qui ont été blessées, dans leur chair, dans leur corps et dans leur cœur.

La confiance en l’autre est un paramètre incontournable, lorsque l’on envisage une relation sur le long terme, que ce soit dans un couple, dans une amitié ou une relation professionnelle. Mais en matière de sexualité, il peut sembler étrange que la révélation du plaisir puisse dépendre plus particulièrement de ce paramètre, et encore plus énigmatique que cette nécessité soit surtout l’apanage du genre féminin.

Cet état d’esprit est certainement dû à l’image de la femme dans la majorité des cultures où elle est présentée comme inférieure à son homologue masculin, immature et donc incapable de s’épanouir sans s’en remettre corps et âme à l’autre. Ce conditionnement, volontairement entretenu au travers des contes de fée, où seul le preux chevalier peut ramener la princesse à la vie fait que beaucoup de femme ont perdu confiance en leur propre potentiel. Il est probable que quelques scientifiques viennent démontrer, si ce n’est déjà fait, à grand renfort d’études génétiques, que cette dépendance est de toute manière inscrite au plus profond de la chimie féminine, et que par conséquent, il serait illusoire d’envisager d’autre possibilités.

Il est pourtant indispensable de reconnaître qu’avant de pouvoir faire confiance à un tiers, il semble plus important de se faire confiance à soi même. Chaque femme détient en elle tout le potentiel et tous les éléments nécessaires à son plaisir. L’autre peut être un vecteur, un élément déclencheur, un complice pour des moments de partage, mais il ne peut en aucun cas se revendiquer comme seul détenteur du plaisir de sa partenaire.

Dans le cas de Sylvie, qui a été agressée, violée, menacée, la perte de confiance en elle est importante. Elle se sent souillée, salie et tente alors de modifier son corps pour lui donner l’apparence qu’elle considèrera la moins attirante, se protégeant ainsi d’éventuels futurs prédateurs. Cependant, à l’opposé, elle vie cette apparence comme un frein à son pouvoir de séduction et projette sur elle même une image négative.  Elle a perdu confiance en elle, à une période où cette confiance est souvent bien fragile. En se jetant à corps perdu dans une frénésie d’expériences nouvelles, elle tente peut-être de faire contre-poids à cette perte de confiance, à moins que ce ne soit pour enraciner en elle cette dépréciation de sa potentialité propre. En prenant contact avec moi, elle a déjà en partie pris conscience de ce qui est en train de se sceller en elle. Restait à savoir dans quelle mesure je pouvais lui apporter mon aide.

La relation de confiance mutuelle étant établi, au travers des échanges de mails préalables, et de l’accueil que je lui fit, le massage en lui même avait plus pour vocation de reconnecter les liens entre son corps et sa conscience.  Le toucher, quand il sait être à l’écoute, est propice au lâcher prise. Il permet de re-tisser les liens intimes qui relient le corps et l’esprit. De par son action globale et par l’attention qui est portée à chaque zone, un massage d’harmonisation est un allié précieux dans une démarche de réconciliation. Chaque partie du corps est tour à tour mise en lumière, cajolée et honorée. De cette manière, elle redevient progressivement, partie intégrante du tout. La personne peut alors la redécouvrir, l’aimer et reprendre confiance en cette unité qui assure la cohésion de l’être.

Les huiles utilisées soutiennent cette démarche, en jouant à la fois leur rôle protecteur, permettant d’isoler le corps des influences extérieures, comme une fine pellicule protectrice, puis au fur et à mesure de  leur imprégnation diffusent un message de bien être à chaque cellule. Leur action renforce aussi le sentiment de confiance en un corps détendu, qui retrouve une beauté un peu oubliée.

La confiance en soi à nouveau reconnue, permet alors à la personne d’envisager sa sexualité sous un autre angle, plus serein et plus profitable. L’étape suivante qui est souvent lié, et qui peut alors être abordée, concerne la responsabilisation vis-à-vis de la sexualité et du rapport au corps. La personne doit alors souvent (re)apprendre dans quelle mesure elle est la première actrice de son plaisir, et comment entretenir cette flamme. Mais il s’agit là d’un autre sujet, que nous pourrons aborder lors d’un billet ultérieur.

Note : La jeune femme dont la photo illustre ce billet m'a demandée de rappeler qu'elle n'était pas la personne décrite dans l'histoire.

Posté par Ichi à 20:09 - Sérénité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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